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Entreprises performantes et responsables – C’est possible!

25 mai 2016

Entreprises_performantes_responsablePlusieurs entreprises croient encore à tort que l’engagement en responsabilité sociale risque d’altérer leurs résultats financiers. Ce livre présente des cas concrets qui démontrent le contraire. Les résultats des entreprises françaises analysées mettent de l’avant le fait que le développement durable ne s’oppose pas à la création de valeur ajoutée et à la performance, mais qu’au contraire, il y contribue grandement : amélioration de la réputation de l’entreprise et de l’image, optimisation de l’agilité, l’adaptabilité et la capacité de rebondir des entreprises ne sont que quelques exemples présentés.

 

 

 

« Il ne sert à rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la terre »

François Mauriac, écrivain français (1885-1970)

 

Michael Porter a changé d’avis!

  1. Porter reconnaît que la limite des modèles d’affaires passés. Il suggère un modèle de création de valeur partagée, qui consiste à créer de la valeur économique tout en créant de la valeur pour la société dans son ensemble. Porter est d’avis, comme bien d’autres, qu’il existe une façon intelligente d’arrimer responsabilité sociale et création de valeur pour toutes les parties prenantes.

 

La norme québécoise BNQ 21000, un exemple pour les entreprises françaises

Bien que les exemples soient basés sur des démarches réalisées par des entreprises françaises utilisant la norme ISO 26000, la norme BNQ 21000 est citée en exemple comme un exemple à suivre.[1] La norme BNQ 21000 est présentée comme une démarche adaptée aux PME, contrairement à ISO 26000 qui est plus complexe à mettre en œuvre. Une chose est sûre, les deux ont comme base une réflexion stratégique sur la vision, la mission et les valeurs de l’entreprise et l’identification des enjeux.

 

Des résultats d’entreprises qui performent

L’auteur constate par l’analyse de cas concrets d’entreprises que la RSE (responsabilité sociale des entreprises) est une façon d’assurer la pérennité des entreprises. L’ouvrage prouve qu’une entreprise qui considère les parties prenantes dans ses décisions sera plus performante qu’une entreprise qui ne les considère pas.

Selon le baromètre Generali/CSA, les décideurs sont, face aux nouveaux défis de la société, à 88 % motivés par la volonté de répondre aux attentes de leurs clients, à 80 % par l’augmentation de la performance économique de leur entreprise, à 68 % par une amélioration de leur image, à 69 % par une réduction et prévention des risques et à 54 % par une réponse aux attentes des salariés. Tous ces éléments sont parfaitement alignés avec les démarches de développement durable.

 

Les constats faits

1)     Le développement durable est un enjeu majeur de toutes les entreprises évaluées;

2)     Le dirigeant est toujours à l’origine de la démarche en DD;

3)     Les entreprises évaluées se sont appuyées sur une bonne santé financière;

4)     Les démarches ont été guidées par trois motivations : répondre aux attentes de toutes les parties prenantes (33 %), atteindre une meilleure performance globale pour assurer la pérennité de l’entreprise (33 %) et sauvegarder la planète (34 %);

5)     La rentabilité financière n’est pas systématiquement recherchée par les évaluées (bien qu’elle ne soit un résultat probant).

 

Approfondissement de la motivation liée à la performance globale

Les entreprises évaluées ont été motivées par :

Quelques-uns des résultats présentés

 

Les secrets des entreprises les plus performantes

1)     Construire sa politique de développement durable à partir des enjeux identifiés par le plan stratégique (DD vu de façon globale plutôt qu’une démarche à part).

2)     Analyser l’ensemble des parties prenantes de chacun des piliers du développement durable (économique, environnemental, social) et conclure une entente de partenariat stratégique et cohérente.

3)     Impliquer les employés au-delà de la sphère entreprise : l’humain a été mis au centre des préoccupations.

4)     Conjuguer le développement des compétences au développement durable (savoir-être et savoir-faire).

5)     Réduire, voire éliminer, l’utilisation de produits polluants dans la fabrication de leurs produits.

6)     Intégrer une démarche d’écosocioconception : approche globale sur le cycle de vie des produits qui prend en compte l’ensemble des impacts environnementaux et sociaux de chaque phase du cycle de vie, de l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit.

 

Bref, ce livre illustre bien l’importance du DD dans la performance globale des entreprises tant françaises que québécoises.

Sylvie Grégoire, MBA, CRHA

Présidente, Totem Performance organisationnelle

[1][1] http://www.bnq21000.qc.ca/

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