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Quand le développement durable rime avec performance

25 mai 2016

Dans un monde où la performance de l’entreprise est en lien direct avec la pérennité, il est surprenant que le développement durable ne soit pas associé naturellement avec l’amélioration de la performance globale de l’entreprise. Le développement durable est malheureusement souvent perçu comme une mode ou un vœu pieux et développé en silo, alors que son intégration devrait se faire dans le respect de la culture de l’entreprise et de ses enjeux. Quelle entreprise peut prétendre que ses ressources sont inépuisables, que le bien-être et l’engagement de ses employés ne sont pas importants ou qu’elle n’accorde pas d’importance à son bénéfice net? Aucune. C’est la preuve flagrante que le développement durable devrait interpeller toutes les organisations qui désirent être performantes.

 

Le développement durable au service de la performanceSpheres_developpement_durable

Je n’ai jamais rencontré une seule personne qui était contre le développement durable. Selon le rapport Brundtland en 1987, le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » Le développement durable doit être à la fois économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Le développement est « durable » s’il est conçu de manière à en assurer la pérennité du bénéfice pour les générations futures.

 

Illustration des trois piliers du développement durable

Par contre, lorsqu’on parle de performance, de résultats, de mesures et de suivis, les réactions sont plus mitigées. Pourtant, la définition même de la croissance et la performance inclut un côté humain très fort pour s’assurer de l’adoption et de la durabilité des changements. Ce ne sont pas que des principes financiers.[1]

 

Selon Yves Mougin : « La performance réside essentiellement dans la capacité d’une organisation à produire la prestation pour laquelle elle existe en optimisant l’emploi de ressources. Il faut, bien entendu, que cette performance soit durable et cela nécessite des qualités d’adaptabilité des organisations au milieu environnant. »

 

Le DD, un levier pour l’amélioration de la performance

Maintenant, comment peut-on arrimer le développement durable et l’amélioration de la performance globale de l’entreprise pour le bénéfice de tous? En trouvant l’équilibre entre les aspects environnementaux, sociaux, économiques et la performance.

 

Plusieurs entreprises croient à tort que les démarches en développement durable sont lourdes, coûteuses et intenses à implanter. Il y a de nombreuses façons d’intégrer le développement durable dans une organisation. Un des défis est justement de ne pas se perdre dans les nombreux outils pouvant parfois donner l’impression que la pente est insurmontable. L’une des bonnes pratiques est de voir le développement durable comme l’un des enjeux de l’entreprise pour atteindre sa vision au même titre que d’autres enjeux stratégiques. En fait, plusieurs entreprises ont déjà dans leur plan stratégique défini des enjeux qui sont cohérents avec les trois sphères du DD. Voici quelques exemples :

  1. Engagement du personnel[2]
    • Selon une étude de Deloitte, 60 % des programmes de rétention ou d’engagement des employés vont d’acceptables à faibles ou sont simplement inexistants.
    • Les entreprises avec le meilleur taux d’engagement ont un bénéfice par action de 4 fois supérieur aux autres.

 

  1. Optimisation des ressources[3]

 

  1. Responsabilités environnementales

 

Une démarche performanteDeming

Une approche qui a fait ses preuves et qui permet aussi de tenir compte de l’amélioration de la performance est la roue de Deming[5] ou l’amélioration continue (planifier, faire, vérifier, réagir).

 

Les grandes étapes seront donc de :

Planifier

Faire

Vérifier et réagir

 

La clé d’une approche en DD réussie : la mesure des résultats

De quelle façon le DD améliore-t-il la performance globale de l’entreprise? Le secret est de relier le plan d’action avec la planification stratégique ainsi que d’avoir des objectifs et des indicateurs mesurables. La difficulté de bien des entreprises est de transposer les actions en résultats, d’où l’importance de choisir des objectifs concrets et d’établir, dès le début de la démarche, comment chaque enjeu et chacune des actions sera mesurée. Cela évitera de se retrouver avec un plan d’action composé principalement de vœux pieux, mais concrètement difficilement mesurables.

 

Il est important que les indicateurs de performance (KPI) soient parfaitement alignés avec les enjeux et que chacun d’eux puisse permettre de mesurer les gains ou les économies générés par le projet d’amélioration organisationnelle. Voici quelques exemples de KPI dans un contexte de développement durable qui pourraient vous inspirer :

 

Sphère sociale

Sphère environnementale

Sphère économique

 

Bref, pour améliorer la performance globale de l’entreprise, sa démarche de développement durable se doit d’être intégrée dans le plan stratégique global, être en respect de la culture de l’entreprise, se coller parfaitement à la réalité de l’organisation, mobiliser l’ensemble des employés et, surtout, être composée de petits projets dont les gains et les économies sont mesurables facilement. Êtes-vous prêts?

 

Marie-Josée Roy

Expert en développement durable et gestion stratégique

Totem Performance organisationnelle

 

[1] http://reactu.blog.lemonde.fr/files/2013/01/croissance-externe.jpg

[2] http://www.totemconseil.com/les-principales-fuites-financieres-rh/

[3] http://www.totemconseil.com/les-principales-fuites-financieres-rh/

[4] http://www.lapresse.ca/environnement/201202/01/01-4491395-des-penalites-environnementales-plus-salees.php

[5] www.kaizen-skills.ma

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