Inspiration inc.

Quel est le profil type d’un entrepreneur ? Quelles sont les étapes pour démarrer une compagnie ? Inspiration inc. c’est l’histoire de 10 entrepreneurs qui réussissent en affaires. Cette relève entrepreneuriale nous parle du parcours et des motivations qui ont conduit à leur succès en 2017.

À travers notre lecture, nous en venons à un constat : il y a autant de types d’entrepreneurs que d’idées d’entreprises. Certes, chacun de ces dirigeants a des points en communs, mais leurs démarches et leurs déclics eux, sont uniques. Ce qu’on retient de ce livre ? Peu importe notre bagage familial et notre personnalité, tous peuvent devenir entrepreneurs. Si nous avons une bonne idée, « le goût du risque, une indépendance de pensée, une volonté d’apprendre, une grande capacité de travail et un focus hors du commun »[1], go! N’ayez pas peur de vous lancer!

Chacune des 10 personnalités sauront vous inspirer et vous surprendre à leur façon!

Étienne Crevier, président et fondateur de BiogeniQ, a un jour demandé à son directeur de thèse pourquoi tous les dollars investit en recherche dans le domaine de la génétique ne donnaient pas accès à toutes les connaissances? La réponse qu’il a reçu ce jour-là a changé sa vie : « Un jour, on pourra. »[2] Ce fut le déclic de son parcours d’entrepreneur.

Caroline Arnouk, fondatrice de Technologie CPA, nous explique qu’il faut lâcher prise sur ses idées. La vision du produit ou de l’idée créée doit laisser place à l’évolution et aux demandes du marché. S’adapter et être flexible est primordial en affaires!

Ethan Song a créé Frank + Oak. Cet homme d’affaires reconnu et admiré par ses pairs a réalisé un jour que préserver ses valeurs et son authenticité voulait parfois dire laisser passer quelqu’un de talentueux pour choisir un employé qui partage vraiment la même vision que lui.

Geneviève Nadeau de Women In Mind, a fondé son entreprise dans le but au départ de combler un de ses propres besoins. Son application mobile stimule l’entraide et les échanges entre les femmes d’un même quartier. Son congé de maternité l’a amené à vouloir briser l’isolement que certaines femmes peuvent vivre.

Simon de Baene, de GSOFT se distingue par les conditions de travail hors du commun qu’il offre à ses employés; rampe de planches à roulettes dans les bureaux, vacances illimitées, retraites de deux semaines dans le but d’aller trouver des idées innovantes, voyages récompenses, barbier directement au bureau, etc. M. de Baene, se considère comme un entrepreneur atypique qui développe un milieu de travail où il aimerait lui-même y travailler. Toutes ces dépenses un peu folles selon certains leaders de compagnies, sont pour lui des investissements sur le rendement, le bonheur et la fidélité de ses employés.

Connect&GO a vu le jour grâce à Dominic Gagnon qui se positionne comme l’un des leaders mondiaux en solutions d’événements connectés. Le Superbowls, Jack Daniel’s, Budweiser, les festivals Juste pour rire et Osheaga, sont parmi ses clients qui ont profité de ses bracelets intelligents. Tous les passionnés de technologie intelligente auront du plaisir à lire son parcours!

Plusieurs d’entre nous ont eu la chance de connaître Amélie Morency lorsqu’elle a présenté son entreprise The FoodRoom à l’émission Dans l’œil du Dragon. Depuis l’automne 2016, elle opère une cuisine collaborative et malgré ses hauts et ses bas, sa ténacité et son audace ont été payantes pour elle. « Il faut cogner aux portes si on veut qu’elles s’ouvrent. »[3]

Stéphane Bédard de B-Temia, avec son entreprise, a rendu réel ce qui relève de la science-fiction! Son appareil d’assistance à la mobilité, le dermosquelette, a été créé par B-Temia pour permettre aux personnes en perte de mobilité de se déplacer plus facilement. Son entreprise de biorobotique doit son succès à son fondateur qui a su écouter les conseils et bien s’entourer. Sa définition d’un entrepreneur est intéressante : « En tant qu’entrepreneurs, je crois aussi que nous sommes tous un peu mésadaptés socialement. Si on entrait dans le moule de la société, on n’essaierait probablement pas de la modifier. Il faut donc que l’on trouve notre propre place, notre manière de cohabiter avec la société et de la compléter. »[4]

Mnubo est une entreprise qui concentre ses énergies sur la transformation de l’Internet des objets. Vous l’aurez deviné, Frédéric Bastien a visé juste pour avoir le vent dans les voiles! M. Bastien a appris au courant de ses années d’entrepreneur, que 2 choix s’offrent à tous les leaders d’entreprises : engager des gens moins intelligents que soi pour mieux les gérer, ou encore s’entourer de personnes plus compétentes que soi. Selon lui, en choisissant la deuxième option, nous repoussons chaque jour nos limites pour rester à la hauteur et garder notre motivation.

Le nom de Martin-Luc Archambault, est connu de plusieurs. Il s’est fait connaître du grand public en tant qu’investisseur de l’émission Dans l’œil du Dragon. Président et fondateur de AmpMe, il a collaboré au succès de plus d’une dizaine d’entreprises à seulement 35 ans. Selon lui, il n’y a pas de grands ou de petits entrepreneurs. « Il y a de très grands entrepreneurs à la tête de petites entreprises qui emploient trois ou quatre personnes. Bien qu’elles n’attirent pas les investisseurs, ce sont ces petites entreprises qui stimulent une grosse partie de l’économie et la font prospérer. »[5]

À travers ce livre on remarque qu’il y a un débat sur le fait qu’on nait entrepreneur ou qu’on le devient. Par contre, tous sont unanimes pour dire qu’il faut s’entourer de gens compétents pour réussir. Cet ouvrage porte bien son titre, le but d’inspirer est atteint. Je crois même que les adolescents et les jeunes adultes devraient le lire. Il est accessible et écrit pour tous.

En terminant, pourquoi pas une citation qui inspire? « L’entrepreneur n’est pas celui qui possède une entreprise. C’est quelqu’un qui prend action et génère le changement. »[6]

Bonne lecture!

Mylène Grégoire

Responsable communications et marketing web

Totem Performance organisationnelle

 

[1] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.142

[2] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.8

[3] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.92

[4] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.105

[5] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.129

[6] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.137 citation de Tim Ferriss, auteur de La semaine de 4 heures.

 

De la lecture pour la rentrée de nos élus…Tellement d’actualité, ce livre se lit avec plaisir tout en remettant en question nos façons de faire.  Évidemment, deux thèmes qui me sont chers y sont combinés soit la qualité et la durabilité, mais l’humour et l’humanisme de l’auteur permettent aussi de prendre un temps de réflexion sans trop de lourdeur.  M. Chevalier a principalement écrit pour la France, mais ses exemples ressemblent énormément à la réalité québécoise.

Et si notre devoir était de rendre la fonction publique HUMAINEMENT performante…? La force du livre est de nous présenter l’avantage de voir une organisation comme un système avec des personnes, des interrelations, dans un environnement avec une mission à accomplir au lieu de travailler en silos.

Tout au long de l’ouvrage, l’auteur va nous démontrer qu’« Il n’y a pas de meilleure introduction aux démarches de « développement durable » que les démarches « qualité » »! Dans la première partie du livre, M. Chevalier remonte aux origines de la qualité.  À l’aide d’exemples, nous pouvons facilement comprendre la différence entre une approche systémique et l’utilisation d’outils isolés sans tenir compte des parties prenantes.  Extrait du livre :

Nos administrations publiques croulent littéralement sous les démarches de « modernisation » (…) Nous ne pouvons plus aujourd’hui les aborder avec notre seul esprit cartésien, mécaniste et simplificateur (…) L’approche systémique nous suggère de nous intéresser aux interactions entre les divers éléments du système.

Que ce soit en éducation, en santé ou au niveau municipal, les réformes, les centralisations, les restructurations sont nombreuses, mais étant donné que souvent l’outil est « imposé » aux parties prenantes sans tenir compte de l’ensemble, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Par contre, l’insatisfaction des principaux intéressés, elle l’est.  Parenthèse québécoise : le succès mitigé des projets Lean quand cet outil n’est pas intégré à la culture et à la réalité de l’organisation.

Selon l’auteur : « La vraisemblance la plus réaliste est que le souci du « travail bien fait » doit être aussi ancien que le travail lui-même ».  Cette hypothèse de départ selon laquelle chaque personne, peu importe son poste, veut offrir le meilleur, permet de se concentrer à leur donner les moyens de « bien faire les bonnes choses ».  Ce qui fait le lien avec la notion de valeur ajoutée.

Monsieur Chevalier présente dans son livre les huit piliers du management de la qualité :

  1. Orientation résultats
  2. Orientation client
  3. Leadership et constance de la vision
  4. Management par les processus et par les faits
  5. Développement et implication du personnel
  6. Processus continu d’apprentissage, d’innovation et d’amélioration
  7. Développement du partenariat
  8. Responsabilité à l’égard de la collectivité

En revenant à l’essentiel, le parallèle avec le développement durable ressort plus clairement. J’aurais aimé que l’auteur fasse le lien  directement entre les deux, mais il a choisi d’aborder les difficultés à définir le développement durable plutôt que de mettre l’accent sur l’importance de l’intégrer de façon harmonieuse : « Le développement durable entre ambiguïté et ardente obligation ».

Le livre remplit cependant bien son but de nous faire réfléchir et d’amener notre vision du développement durable à un autre niveau afin de s’améliorer.  Et si on appliquait cette réflexion aux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et aux centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) dont la mission est d’assurer l’accessibilité, la continuité et la qualité des services destinés à la population de leur territoire.  Quelles sont les principales parties prenantes ainsi que leurs préoccupations?  De quelle façon peut-on intégrer la qualité des services ainsi que le développement durable dans le fonctionnement du système ainsi que leurs interactions avec l’environnement?  Quels sont les points forts sur lesquels nous pouvons bâtir pour à la fois améliorer les services et le sentiment d’appartenance de nos employés?  À suivre dans un prochain article…

 

Auteur : Gilles Chevalier

Livre : La qualité publique durable : du « bien faire » au « mieux vivre »

 

Par Marie-Josée Roy, ing., M.Env.

Experte gestion stratégique, performance et durabilité

Totem Performance organisationnelle

C’est lors de son passage à Sherbrooke le 19 mai dernier que nous avons eu l’occasion de rencontrer Alexandre Nadeau, expert en transformation humaine. Miracles : mode d’emploi, son deuxième livre, vient tout juste de sortir sur les tablettes, et il a attiré notre attention… Disons que le titre est assez bien choisi! Miracle… depuis la nuit des temps, ce mot à lui seul suscite l’intrigue, le mystère, la réalisation de l’impossible. Quel entrepreneur ou chef d’entreprise ne cajole-t-il pas l’idée d’atteindre ce que nul n’a encore exploré?

Albert Einstein a dit : « Il y a deux façons de voir la vie. L’une comme si rien n’est un miracle. L’autre comme si tout est un miracle. » Par miracles, on n’entend donc pas de marcher sur l’eau ni de multiplier les pains, mais plutôt de rencontrer ses objectifs plus rapidement, de générer de gros contrats, de régler des conflits latents, de voir son taux de bonheur au travail bondir… On est souvent submergé par le boulot, par les dossiers qui ne cessent de s’empiler, les médias sociaux à alimenter, le téléphone qui n’arrête pas de sonner, les courriels qui s’accumulent, et j’en passe. Occupé à éteindre des feux, on oublie trop souvent de s’arrêter; de prendre le temps de recul nécessaire pour voir l’image globale, the big picture. Et de se mettre dans un état d’esprit propice au succès.

Miracles : mode d’emploi, c’est exactement cela : plusieurs techniques qui demandent de prendre quelques minutes de notre temps ― la plupart se font en 10 à 15 minutes ― pour s’assurer de rester sur la trajectoire fixée. Ou de réaligner, si nous en ressentons le besoin. Et pour ceux qui n’ont pas encore choisi les objectifs à atteindre, certaines méthodes peuvent vous aider à les élaborer. Mais attention : vous pourriez être surpris. Vous sortirez certainement de votre zone de confort. Il ne s’agit pas du livre type que nous retrouvons sur le bureau des gestionnaires et dirigeants d’entreprises cartésiens, et c’est justement ce qui le rend si intéressant à nos yeux. Nous sommes en 2017… l’innovation est au cœur des pratiques des entreprises qui réussissent. Alors pourquoi ne pas oser et innover, que ce soit dans notre façon de planifier, de gérer, de vivre en entreprise! Après tout, comment atteindre des contrées encore non explorées si nous reproduisons ce qui ne donne pas les résultats souhaités…

Les pratiques enseignées sont peu conventionnelles, mais elles sont faciles à exécuter et clairement expliquées; on ne peut pas reprocher à Alexandre de tourner autour du pot. Les techniques nous amènent d’abord à explorer l’état de conscience; cet état dans lequel les choses nous apparaissent soudain plus claires, lucides, limpides. L’auteur nous montre également comment aiguiser son intuition. Il nous offre des méthodes d’aide à la prise de décision… sans l’apport du mental! Personnellement, j’utilise souvent ce type de formules quand vient le temps de faire des choix, et elles fonctionnent à tout coup. Mais d’abord, il faut apprendre à se connaître, à savoir comment notre corps, nos ressentis, nous parlent. Avec un peu de pratique, c’est facile, rassurez-vous. Et Alexandre explique très bien comment faire.

Puis, comme le sait tout bon dirigeant d’entreprise, il importe de mesurer le succès. Et pour chaque technique, l’auteur propose des indicateurs de performance. La plupart du temps, il s’agit de mesurer notre état d’être, sur une échelle de -10 à 10. Et de répéter les exercices jusqu’à ce que nous atteignions 10 (ou que nous en rapprochions le plus possible). Toutes les techniques peuvent être pratiquées en duo et en solo. Alors, pourquoi ne pas prendre quelques minutes, pendant une pause, et pratiquer une méthode pour se revitaliser si nous en ressentons le besoin, comme lorsque nous vivons une situation stressante, par exemple.

Chaque technique est également accompagnée d’une vidéo. On voit donc comment les exécuter. Et on fait vite de constater qu’elles ont fonctionnées avec bon nombre de gens. Alors si vous avez l’esprit ouvert, que vous en avez assez de répéter les mêmes façons de faire ou que vous êtes tenté de sortir des sentiers battus, Miracles : mode d’emploi est certainement un must à lire. Que vous soyez PDG, dirigeant, cadre, gestionnaire, employé ou travailleur autonome, ce livre est pour tous ceux qui désirent produire un changement dans leur vie; et l’entreprise est l’extension de ceux qui la dirigent…

 

Isabelle Vincelette

Experte amélioration organisationnelle et coaching

Chez Totem Performance organisationnelle

 

 

À lire absolument afin de convaincre les sceptiques qui vous entourent que le développement durable apporte des économies réelles et mesurables!  Dans son édition 10e anniversaire, l’auteur fait une mise à jour percutante des bénéfices de ses études de cas présentés pour la première fois en 2002.  

M. Willard dresse la liste des 10 priorités des entreprises pour 2011 et le développement durable arrive… en 10e! Par contre, augmenter les revenus, aller chercher de nouveaux clients (et les garder) ainsi que réduire les coûts d’opération sont les 3 premiers. Ce qui explique le coup d’approche de cet expert reconnu en durabilité.

La vraie valeur ajoutée de ce livre est de donner des exemples de succès avec des économies qui donnent le goût de devenir un agent de changement en faveur du développement durable :

M. Willard s’assure aussi que l’aspect humain ne soit pas négligé en donnant une valeur financière à l’engagement des employés, au recrutement et au taux de roulement. Selon ses sources : pour 83 % des employés, la réputation positive de leur entreprise envers la responsabilité sociale augmente leur loyauté. En 2008, aux États-Unis, le taux de départ volontaire était en moyenne de 18,7%.  Le coût pour une entreprise est estimé à 40 % du salaire annuel.  Selon l’auteur, ces coûts pourraient être réduits de 25 %.  Est-ce que cette approche pourrait être avantageuse pour votre entreprise?

Les figures et les tableaux illustrant que la stratégie du développement durable est une excellente stratégie d’affaire pour les entreprises sont nombreux.  Un des plus visuels est probablement celui qui est utilisé pour la conclusion (simplifié ci-dessous):

La figure démontre les 7 principaux bénéfices du développement durable pour une entreprise avec une estimation :

  1. Augmenter les revenus
  2. Réduire les dépenses d’énergie
  3. Réduire les dépenses des matières résiduelles
  4. Réduire les dépenses des matières premières et d’eau
  5. Augmenter la productivité des employés et l’innovation
  6. Réduire les dépenses reliées au taux de roulement des employés
  7. Réduire les risques

Augmenter les revenus et réduire les dépenses permettent d’augmenter les profits, mais aussi d’assurer la pérennité de l’entreprise en réduisant les risques et en investissant dans des projets à plus long termes.  Avouez que c’est difficile de dire non à une stratégie de développement durable maintenant!

Auteur : Bob Willard (v.o.:  The New Sustainability Advantage : Seven Business Case Benefits of a triple bottom line)

 

Par Marie-Josée Roy, ing., M.Env.

Experte gestion stratégique, performance et durabilité

Totem Performance organisationnelle

Le titre audacieux de ce livre m’a tout de suite interpelé. De nombreux ouvrages mettent les leaders au centre et considèrent ces derniers comme les personnes clés de l’entreprise. J’aime l’approche de l’auteur qui met plutôt l’accent sur l’importance pour eux de ne pas faire de micromanagement et de cesser de se voir comme les acteurs de l’entreprise qui sont les plus engagés et ayant le plus le sens des responsabilités.

La réalité des leaders d’aujourd’hui

Les leaders d’aujourd’hui se mettent un poids énorme sur les épaules. Plusieurs le pensent, mais l’auteur lui, ose le dire. Il y a assurément quelque chose qui ne tourne pas rond dans le système. Il y a un trop grand pourcentage de gens à la tête d’entreprises qui vivent de l’épuisement, qui croulent sous le poids du stress, qui se plaignent de travailler de longues heures, et ce, sans trouver la force de faire autrement. Les leaders d’aujourd’hui en font trop selon M. Murnighan. Ces derniers trouvent important d’être joignables 24 heures sur 24 et 7 jours par semaine et ont tendance à s’impliquer dans la plupart des décisions liées aux responsabilités des membres de leur équipe. Vous le savez, nous le savons et tous le savent, mais pourquoi c’est tout de même encore le cas? Nous sommes tous d’accord pour dire que c’est contreproductif…

En cessant de faire du micromanagement, les leaders se rendraient compte que les membres de leur équipe disposent de compétences insoupçonnées. Dès qu’ils ont l’occasion de prendre des initiatives et de travailler à leur façon, les employés ont tendance à être plus performants. Ce que soutient l’auteur est parfaitement cohérent avec le besoin qu’ont les gens de sentir qu’ils ont le contrôle sur leur travail. Il est difficile pour l’avoir déjà vécu, de performer lorsque notre patron est constamment sur nos traces, à décrire de façon précise comment chaque chose doit être faite. Si nous laissons la bonne marge de manœuvre aux membres de notre équipe en fonction de leurs besoins à eux, il en émergera ensuite de nouvelles façons de faire, différentes de ce que nous aurions fait, mais tout de même efficace dans l’obtention des résultats.

Le livre nous donne une panoplie de pistes qui sont plus ou moins déjà assimilées selon son niveau de maturité en tant que leader. En voici quelques-unes qui ont principalement retenu mon attention.

Principe de Peter

Bien que le nom de ce principe ne soit pas familier, il l’est dans nos réalités. Il fait état, qu’une personne hyper compétente promue à un poste ayant plus de responsabilités, par exemple, à un poste de leadership, peut se voir confrontée à son incompétence. Bien qu’on le sache tous, bon nombre d’employés très confortables et performants dans leur poste se retrouvent, à cause de leurs acquis et de leurs aptitudes, dans des postes non adaptés à qui ils sont. Nous avons une responsabilité comme leader d’arrimer correctement les compétences, les capacités et le souhait des employés aux bons postes. L’ancienneté et la performance ne devraient pas être les uniques raisons de promouvoir quelqu’un.

Trouve et laisse faire

L’un des rôles importants d’un leader est de trouver au sein de son équipe qui a davantage les habiletés pour réaliser une tâche ou prendre en main une responsabilité et ensuite de le laisser faire. Si vous tentez d’imposer vos façons de faire, le niveau de performance et de bonheur de cet employé risque d’en souffrir. Aussi, faites attention dans la répartition des responsabilités. Il est courant d’avoir au sein de l’équipe une ou deux personnes top performantes qui sont habiles dans la réalisation de pratiquement toutes les responsabilités. Il n’est pas nécessaire pour autant de les mettre au centre de tout. Certaines des affectations, moins primordiales que d’autres, peuvent très bien être effectuées par des employés moins à l’aise et moins efficaces dans les cas où la perfection ne soit pas absolument nécessaire. Il y a un adage qui dit : Don’t let the perfect interface with good enough. Les personnes les plus compétentes dans la réalisation des responsabilités cruciales pourront alors rester concentrées.

Aide-toi et le ciel t’aidera

Laissons le ciel de côté cette fois-ci. L’un des rôles cruciaux du leader est d’aider les membres de son équipe à vivre des succès. Plus le leader sera capable de mieux connaître les membres de son équipe, de les amener à mieux se connaître eux-mêmes et de les aider à se développer, plus ses troupes pourront être performantes. Aider les membres de l’équipe à trouver de meilleures stratégies pour travailler est important. Malheureusement, si le leader est trop occupé à s’ingérer dans toutes les tâches de chacun, il n’aura pas le temps de bien faire son travail, de planifier le futur de son département ou de son entreprise ou devra le réaliser en cumulant de longues heures de travail.

« Je passe 40 % de mon temps à répéter quels sont les objectifs de l’entreprise, 40 % à développer les compétences des autres et 20 % à exécuter le reste. »

Jack Welch

À quoi passez-vous votre temps?

La gestion du changement commence par soi-même

Gérer le changement fait partie des défis les plus importants à surmonter des entreprises d’aujourd’hui. L’un des aspects de la gestion du changement souvent oublié est celui que l’on vit soi-même lorsque l’on accepte un rôle de leadership. Il n’est pas facile de plonger dans la réalisation de nouvelles responsabilités et de se détacher de ses anciennes tâches. Une prise de conscience est nécessaire, mais également une réelle volonté de vouloir changer son quotidien. Posez-vous la question : est-ce qu’assumer le rôle d’un leader est ce qui vous rend vous-même heureux ou préférez-vous passer le plus clair de votre temps à travailler dans votre champ d’expertise? Par exemple, ce n’est pas parce que vous êtes un excellent technicien que vous êtes à votre place comme directeur d’un département. Il est important d’y réfléchir. Si devenir gestionnaire est réellement votre souhait, alors gérez ce changement important de votre vie.

Vous souhaitez approfondir le sujet et avoir d’autres astuces pour en arriver à être un leader qui responsabilise son équipe, je vous invite à consulter le livre Do Nothing ou à contacter notre équipe afin que nous vous accompagnions dans l’optimisation de vos équipes.

Author: J. Keith Murnighan


Sylvie Grégoire, MBA, CRHA, Certifed in NeuroLeadership

Présidente, Totem Performance organisationnelle

An illustrated invitation to joint the Conversation on Next-stage Organizations

Que diriez-vous d’une entreprise sans patron où les employés décideraient eux-mêmes de leur salaire, des personnes à embaucher, de la qualité de leur performance, des décisions à prendre, de la gestion des conflits et ainsi de suite. Irréel me dites-vous? Eh bien non, c’est ce que propose l’auteur du livre Reinventing organizations avec comme preuves, des entreprises qui ont adopté ces façons de faire et qui sont devenues des modèles dans leur industrie respective.

Ce livre est le fruit de 3 ans de recherche auprès des pratiques managériales d’une cinquantaine d’entreprises de toutes tailles. Ce qui ressort globalement de l’analyse de l’auteur est le fait que plusieurs organisations aujourd’hui sont brisées. Nous n’avons qu’à penser aux taux d’engagement faibles des employés, à la performance mêle de plusieurs leaders ainsi que leur grande fatigue, aux pertes associées à une non-efficacité, à la faible loyauté des clients, aux impacts environnementaux générés par les opérations de nos entreprises et j’en passe.

Selon l’auteur, voici le sommaire des 4 modèles d’entreprises d’aujourd’hui.

Voici les caractéristiques propres au modèle TEAL apporté par l’auteur :

 

  1. CHOISIR L’AUTHENTICITÉ. Le modèle TEAL privilégie que chacun prenne premièrement conscience de son unicité comme individu, ses forces, ses envies, son potentiel, ses talents pour définir son rôle dans l’organisation. Plutôt que de se fier aux idées préconçues de ce que devrait être par exemple un responsable RH ou un responsable MKT, chacun écoute plutôt les enseignements qui ressortent de leurs expériences, leur intuition et prennent en compte qui ils sont réellement pour contribuer pleinement à la croissance et à la performance de l’organisation.
  2. APPRIVOISER SON EGO. Prendre le temps de comprendre sa petite voix intérieure, de prendre du recul et d’analyser comment notre égo détermine nos craintes, notre ambition, etc., et du coup, contrôle nos vies. L’objectif est de minimiser notre besoin de tout réussir du premier coup et d’accepter l’erreur dans notre cheminement de vie. Ceux qui réussissent à faire cela en ressortent grandis, ont plus confiance en eux et en les autres, et perçoivent davantage les défis comme des opportunités.
  3. AUTO-MANAGEMENT. Les organisations misent sur une intelligence collective pour s’autogérer plutôt que sur une structure rigide qui avec le temps, a démontré une faible efficacité au sein de plusieurs organisations. Non seulement les coûts de maintien de cette structure sont souvent faramineux, mais en plus, cette structure est à l’opposé des besoins des nouvelles générations. Vous doutez de la capacité d’une entreprise complexe de s’autogérer? Voici quelques exemples qui démontrent une efficacité surprenante :
    • Notre cerveau : 85 billions de cellules travaillent en collaboration sans comité exécutif, sans gestionnaires intermédiaires.
    • L’économie globale, les regroupements d’oiseaux en vol, etc.
    • L’entreprise Buurtzorg qui compte 9 000 employés, etc.
  4. INTÉGRITÉ. Mettre en place des politiques et procédures qui prônent l’intégrité au sein de l’organisation. Les pratiques doivent amener à faire tomber les masques de sorte que chacun ait la flexibilité d’atteindre son plein potentiel.
  5. OBJECTIFS ORGANISATIONNELS ÉVOLUTIFS. Les entreprises qui travaillent selon le modèle TEAL ont souvent des objectifs organisationnels très flexibles qui évoluent selon le marché. L’organisation peut donc se permettre d’être davantage à l’écoute de sa destinée : ce que l’entreprise est vouée à réussir naturellement sans tenter de prédire et de contrôler le futur.

J’entends déjà plusieurs dire que tout cela est bien beau, mais utopique. Pourtant, bon nombre d’entreprises fonctionnent déjà de la sorte! Il leur a toutefois fallu changer leur façon de faire. Voici quelques trucs donnés par l’auteur pour y parvenir :

TRUC 1 : diviser les employés en cellules de travail d’approximativement 10 personnes. Les personnes au sein des cellules sont responsables de s’autogérer et de prendre en groupe des décisions. Ce qui fonctionne bien est d’allouer un coach pour chaque 50 cellules donc pour chaque 500 personnes. Ce coach n’a bien sûr pas autorité sur la cellule, mais est là en support. Ne voyez-vous pas la ressemblance avec le rôle d’un conseiller au sein d’un réseau de franchise?

TRUC 2 : solidifier les processus et la structure de l’entreprise. Pour y parvenir, les règles du jeu doivent d’être extrêmement claires pour tous. Voici ce qui a principalement besoin d’être solidifié :

TRUC 3 : s’assurer que les propriétaires et la direction sont prêts à changer drastiquement leur propre rôle et à laisser tomber leur pouvoir au sein de l’organisation. Les organisations qui adoptent ce mode se trouvent, au final, à avoir une certaine forme hiérarchique dans laquelle les leaders naturels font leur place.

TRUC 4 : prendre une bouchée à la fois. L’auteur ne propose pas de respecter une série d’étapes pour y parvenir. L’essence même de ce modèle est d’être flexible; à chacun de trouver les stratégies qui lui convient pour passer au modèle TEAL.

TRUC 5 : nul besoin d’être 100 % en mode TEAL pour améliorer l’efficacité de son organisation. Certains dirigeants décideront d’appliquer quelques éléments et d’autres iront à fond.

Bref, oserez-vous tenter l’expérience? Totem Performance organisationnelle peut vous aider à progresser vers un nouveau mode de gestion qui rendra votre entreprise plus forte.

 

Auteur : Frederic Laloux (illustrations par Etienne Appert)


Sylvie Grégoire, MBA, CRHA

Présidente, Totem Performance organisationnelle

Cet ouvrage collectif de l’Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire (I-EDDEC) présente les réflexions d’une cinquantaine d’experts sur l’économie circulaire et est en libre accès afin de faire avancer ce concept en pleine évolution. Le fil conducteur de l’ensemble des textes est de convaincre que la transition de l’économie linéaire à une économie circulaire est cruciale et incontournable. Les illustrations ci-dessous nous permettent déjà de percevoir la richesse qui se perd à chaque étape de la chaîne de valeur dans le cas d’une économie strictement linéaire.

 

economie_linaire

econimie circulaire

 

Illustrations de Institut EDDEC http://instituteddec.org/themes/economie-circulaire/#1478637474475-2c0d9976-6af5

 

 

 

 

 

La mise en contexte : « On estime que, chaque année, la population mondiale consomme davantage de ressources renouvelables que ce que la planète peut générer » permet dès le départ d’avoir notre attention. Ne vous laissez pas décentrer par le nombre de concepts présentés : économie collaborative, circulaire, de fonctionnalité, symbiose industrielle, etc., car les définitions sont toujours en évolution et il n’y a pas de consensus mondial à l’instant présent. L’essentiel est bel et bien de remettre en question notre fonctionnement comme consommateur, société, entreprise afin de créer de la valeur pour tous de façon durable.

Selon l’I-EDDEC, l’économie circulaire est un « Système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités ».

Des exemples inspirants

Quels pourraient être les bénéfices pour votre entreprise ?

Il reste de nombreux défis pour réaliser l’économie circulaire à l’échelle mondiale ou même régionale (par exemple la mobilisation de tous les acteurs impliqués). Par contre, les réflexions peuvent déjà aider les entreprises dans leurs opérations. Pour débuter, regardons votre entreprise comme un système où chaque étape pourrait être optimisée afin de réduire les rejets et augmenter la valeur ajoutée. Pouvons-nous étendre ce système du fournisseur au client ? Quelles entreprises situées près de vous pourraient utiliser vos matières résiduelles comme matières premières ou l’inverse ?

 

Auteurs : Sous la direction de Sébastien Sauvé, Daniel Normandin et Mélanie McDonald

 

Par Marie-Josée Roy, ing., M.Env.

Experte gestion stratégique, performance et durabilité

Totem Performance organisationnelle

Switch : Osez le changement !

Coup de cœur pour ce livre sur la gestion du changement qui nous amène sur une voie des plus intéressantes ! En effet, pour qu’un changement soit durable, le cœur et la raison doivent travailler en équipe, vers une même destination et sur un chemin bien précis.  Les exemples concrets nous démontrent que cette théorie est applicable tant pour un changement individuel, organisationnel que sociétal.  Quel est le point commun pour réaliser un de ces changements ? L’auteur de celui-ci doit commencer à agir différemment.

Bien souvent, comme agent de changement dans nos organisations, nous préparons une présentation avec une analyse détaillée : graphiques, historique, projection, etc. mais nous passons à côté d’un enjeu important.  Afin de changer le comportement des personnes, nous devons AUSSI nous adresser à leurs émotions.  Donc le but est de présenter une analyse et des faits tout en éveillant l’émotion de l’auditoire.  Les auteurs illustrent parfaitement ce concept avec l’exemple d’achat de gants dans une entreprise.

Un autre concept fort utile est de mettre l’emphase sur ce qui fonctionne bien et d’en faire plus au lieu de seulement regarder le problème.  Par exemple, dans une entreprise où un secteur est moins performant, il sera intéressant d’aller voir comment les autres départements fonctionnent et d’adapter la solution.  De cette façon, les actions prisent ont plus de chance d’être en phase avec la culture et la réalité de l’entreprise que si les idées viennent de l’extérieur.  Plusieurs cas à succès sont décrits dans le livre (aide humanitaire au Vietnam, problèmes de comportements).

En résumé, voici les principales étapes proposées :

1 – Cibler les éléments qui fonctionnent bien et essayer de les cloner.

2 – Définir les actions critiques : décrire le comportement désiré en quelques actions spécifiques et prioritaires.

3 – Montrer la destination : le changement est plus facile lorsque l’on connait le chemin à suivre et qu’on démontre bien pourquoi ce changement en vaut la peine.

4 – Trouver l’émotion : Connaître quelque chose et identifier le problème n’est pas suffisant pour provoquer un changement.  Il faut faire en sorte que les gens ressentent leur implication et l’importance d’utiliser leurs atouts.

5 – Simplifier le changement : décomposer le changement en plusieurs étapes.

6 – Créer un sentiment d’appartenance et une ouverture d’esprit dans votre équipe.

7 – Modifier l’environnement : changer la situation pour changer le comportement de la personne.

8 – Développer des habitudes : utiliser des aide-mémoires et des éléments déclencheurs réduits l’effort nécessaire pour maintenir le changement.

9 – Rallier le groupe : l’effet de groupe et la pression sociale sont importants.  Porter attention aux signaux sociaux positifs et propager la bonne nouvelle.

 

Aimeriez-vous réduire les coûts de fonctionnement de votre entreprise, améliorer le travail d’équipe et\ou la satisfaction de la clientèle ?  Et si vous vous y preniez autrement cette fois-ci… ?

 

Auteurs: Chip Heath & Dan Heath (v.o. : Switch : How to change things when change is hard)

 

Marie-Josée Roy, ing., M.Env.

Experte gestion stratégique, performance et durabilité

Totem Performance organisationnelle

Ce livre permet de comprendre comment le fonctionnement naturel de notre cerveau a un effet sur notre capacité à garder l’accent sur ce qui compte, à éliminer les distractions, bref, à travailler de façon plus efficace et performante toute la journée. L’auteur, David Rock, aborde une science à base complexe de façon concrète simple. Tout au long du livre, l’auteur alterne entre l’histoire d’un couple de professionnels qui passent à travers diverses situations dans lesquelles nous nous reconnaissons parfaitement, l’apport de notions de neuroscience faciles à comprendre ainsi que les mêmes histoires vécues en mettant cette fois en pratique des trucs visant à optimiser l’utilisation du cerveau. Ce livre nous fait voyager merveilleusement bien à l’intérieur du cerveau des deux personnages et, du même coup, à l’intérieur du nôtre.

 

Le livre explore :

 

À travers les histoires et les notions, l’auteur nous fait découvrir des surprises à propos du fonctionnement du cerveau. En voici quelques exemples :

 

La lecture de ce livre est fortement recommandée à tous ceux qui ont des vies occupées, qui jonglent avec leurs activités professionnelles, leur vie familiale, leur vie de couple, leurs loisirs, etc. Bref, la majorité d’entre nous.

 

Auteur : David Rock

 

Sylvie Grégoire, MBA, CRHA

Présidente, Totem Performance organisationnelle

Krames - Welch 2eme ed - 9782840018629Ce livre permet de découvrir, en 24 leçons, comment le 8e plus jeune président de l’histoire de General Electric a révolutionné l’entreprise et en a fait une entreprise hautement performante. En voici quelques-unes qui m’ont particulièrement interpellé.

 

Affronter la réalité

Lorsque M. Welch a pris la présidence de l’entreprise, tout le monde lui répétait que celle-ci allait très bien. Malgré qu’elle fît en effet partie des entreprises les plus florissantes des États-Unis, Jack Welch avait constaté que GE avait perdu une grande part de sa valeur boursière et qu’elle croulait sous le poids de sa bureaucratie. Il décida alors de provoquer une révolution en tentant d’avoir une idée très claire de la réalité, et ce, sans se bercer d’illusions. Il a regardé l’entreprise :

 

Simplifier

Simplifier les choses a été l’une des clés de sa réussite. Il a tout fait au cours des années pour « dé-complexifier » tous les processus de l’entreprise. Pour Walch, la confiance en soi est indispensable à la simplicité et elle ne s’atteint réellement que lorsque le contexte est informel. Il a donc tout mis en œuvre pour dé-formaliser les façons de faire :

« Vous n’imaginez pas à quel point il est difficile pour les gens d’être simples, ni combien ils redoutent de l’être… les gens les plus clairs et déterminés sont les plus simples. »

 

Voyez le changement comme une opportunité

La plupart des gens n’aiment pas changer. Le changement arrive aussi beaucoup plus rapidement que ne peuvent réagir la plupart des entreprises. Comme M. Welch voulait changer les métiers de GE, ses produits, ses attitudes, ses comportements, etc. Il a tout fait pour faire du changement une réalité en transmettant aux employés les messages suivants :

 

Bousculez les traditions

Selon Jack Welch, il faut prendre en main son destin sinon, c’est le destin qui le fera. Voici ses trucs :

« Laissez tomber rapidement les améliorations ponctuelles et modifiez radicalement votre façon de faire. »

 

Misez sur la vitesse

  1. Welch a fait sauter tous les verrous administratifs pour augmenter l’agilité de l’entreprise à prendre des décisions. Il a tenté d’insuffler l’âme d’une petite entreprise une grande et il a réussi en :

 

Supprimez les frontières

Le président a fait tomber les obstacles qui s’interposaient entre les salariés et la réalisation de leurs idées, entre les différents départements, etc. Il :

« Diriger une entreprise… signifie ne jamais laisser se prendre trop au sérieux, et lui rappeler constamment… que les coupures de presse d’hier deviennent souvent les emballages des cornets de frites d’aujourd’hui. » 

 

Bref, ce livre illustre bien des concepts que l’on sait en théorie, mais qui se sont réellement avérés une source de succès grandiose pour GE.

 

Auteur : J. Krames

 

Sylvie Grégoire, MBA, CRHA

Présidente, Totem Performance organisationnelle