LE MANAGEMENT ÉQUITABLE : MYTHE OU NÉCESSITÉ?

COMMENT PASSER DE L’IDÉE À L’ACTION

Dépression, burn-out, bore-out, brown-out, épuisement professionnel, etc. sont tous des termes liés au mal-être des employés, des cadres, des propriétaires d’entreprises dont on entend encore malheureusement beaucoup trop parler. Les entreprises d’aujourd’hui tentent par tous les moyens de devenir plus efficaces, plus performantes tout en ayant une culture, un environnement de travail, des salaires et des valeurs qui font office d’attraction pour la main-d’œuvre qualifiée, qui elle se fait de plus en plus rare. Tout un défi! Définitivement, les dirigeants d’entreprises ont besoin de changer leur façon de gérer, les patrons ont besoin de leader leurs équipes de façon différente. On a tour à tour parlé d’approche de patron-coach, de gestion participative, de gestion circulaire, etc. Voilà maintenant que l’expression Management équitable fait peu à peu son chemin dans les organisations.

Qu’est-ce que le management équitable?

Lorsqu’on parle de management équitable, on fait référence, selon l’Association française du management équitable (AFraME), à un certain nombre de pratiques qui sont fondées sur le principe d’un juste équilibre entre la performance économique et/ou opérationnelle de l’entreprise et l’épanouissement au travail. Cette même organisation a également développé une Charte du Management Équitable fort intéressante qui regroupe divers principes du Management équitable. En voici quelques-uns (accès à la Charte complète)[i].

L’ENTREPRISE AMBITIEUSE ET EXEMPLAIRE

L’HUMAIN AU CENTRE DU MANAGEMENT

DES MANAGERS RESPONSABLES ET IMPLIQUÉS

L’ENTREPRISE ÉTHIQUE ET CITOYENNE

L’humain, au centre du management équitable

L’ensemble des principes qui définissent le management équitable sont louables et ont pour objectifs de mettre l’humain au centre des préoccupations. Jusque-là ça va, je suis presque certaine que ces principes inspirent la majorité d’entre nous. Dans l’exécution, il est toutefois possible que ça se corse.

Dès que l’humain est au centre, cela implique également des défis de nature relationnelle et communicationnelle. La communication est et restera toujours un défi au cœur de nos organisations et ce, peut-importe la culture organisationnelle, les pratiques de gestion et la bonne foi des dirigeants. Chaque personne est unique. Nous avons tous notre propre perception de la vie, nos expériences qui ont forgées qui nous sommes, notre personnalité qui nous définit, nos ambitions qui nous guident, nos peurs qui nous freinent et notre réalité personnelle du moment qui teinte notre perception d’une même situation.

Intéressant, mais ça se complique

Comme si cela n’était pas déjà assez compliqué, nous avons aussi tous des besoins fondamentaux que nous cherchons à combler. Bien que ces besoins soient les mêmes selon les neurosciences, ils s’expriment différemment chez chaque personne. Selon le modèle SCARF de la NeuroLeadership Institut[ii], chacun de nous avons besoin :

(Version simplifiée du modèle SCARF)

S (Statut) : d’avoir un statut, de sentir que nous avons une place dans l’organisation qui nous convient.

C (Certitude) : d’être en mesure de prédire l’avenir.

A (Autonomie) : d’exercer un certain contrôle sur son environnement.

R (Relations) : d’être en interrelation avec les autres, de faire partie d’un groupe.

F (Fairness /Équité) : de se sentir traité équitablement.

Dans les faits, si une situation que l’on vit ne permet pas de répondre à l’un de ses 5 besoins voire même l’atteint négativement, notre cerveau enregistre le tout comme étant une punition/une agression, ce qui aura pour effet de nous rendre peu à peu désengagés ou désillusionnés face à cette situation, ce collègue, ce dirigeant, cette entreprise. L’inverse est aussi vrai. Plus nous nous trouvons dans un environnement de travail par exemple qui comble nos besoins fondamentaux et plus nous serons heureux, performants, mobilisés.

Si l’on s’accorde quelques instants de recul, il y a réellement une très forte cohérence entre les principes du management équitable et le modèle SCARF. Cela m’amène donc à dire que le management équitable est une belle solution à nos besoins fondamentaux. Génial! Pourtant, malgré tout, ces principes, aussi géniaux soient-ils, se doivent d’être bien encadrés par des processus, des règles, des échanges profonds et sincères qui serviront à s’assurer que tous aient la même perception de leur signification, que tous comprennent les besoins fondamentaux de chacun, et ce, non seulement avant l’implantation des processus de management équitable, mais en continu.

En effet, des situations ponctuelles dans la vie des gens telles que les besoins économiques, les difficultés familiales vécues, etc. peuvent venir affecter le degré d’importance de chacun des besoins fondamentaux. Un mécanisme doit donc être mis en place pour s’assurer de considérer en tout temps les effets d’une décision sur chacun. La pire erreur à faire est de tenir pour acquis les réactions ou les sentiments des autres basés sur ce qu’on connait d’eux.

Une solution en continu

En plus de s’assurer d’intégrer les principes du management équitable ainsi que la considération des besoins fondamentaux dans les politiques et procédures de l’entreprise, il est suggéré d’utiliser un mécanisme de pris en compte de l’humain avec un grand H. Par exemple, un outil de prise de décision qui force la prise en compte des individus touchés directement ou indirectement par la situation, en considérant à la fois la mission, la vision et les valeurs de l’entreprise, les principes de management équitable, les objectifs de l’entreprise et les besoins SCARF des employés et dirigeants de l’entreprise. C’est si facile d’oublier l’humain dans le feu de l’action!

 

Sylvie Grégoire, MBA, CRHA, Certifiée en NeuroLeadership

Présidente, Totem Performance organisationnelle

 

[i] http://www.aframe.fr/

[ii] http://www.neuroperformance.fr/le-modele-scarf/

 

Quel est le profil type d’un entrepreneur ? Quelles sont les étapes pour démarrer une compagnie ? Inspiration inc. c’est l’histoire de 10 entrepreneurs qui réussissent en affaires. Cette relève entrepreneuriale nous parle du parcours et des motivations qui ont conduit à leur succès en 2017.

À travers notre lecture, nous en venons à un constat : il y a autant de types d’entrepreneurs que d’idées d’entreprises. Certes, chacun de ces dirigeants a des points en communs, mais leurs démarches et leurs déclics eux, sont uniques. Ce qu’on retient de ce livre ? Peu importe notre bagage familial et notre personnalité, tous peuvent devenir entrepreneurs. Si nous avons une bonne idée, « le goût du risque, une indépendance de pensée, une volonté d’apprendre, une grande capacité de travail et un focus hors du commun »[1], go! N’ayez pas peur de vous lancer!

Chacune des 10 personnalités sauront vous inspirer et vous surprendre à leur façon!

Étienne Crevier, président et fondateur de BiogeniQ, a un jour demandé à son directeur de thèse pourquoi tous les dollars investit en recherche dans le domaine de la génétique ne donnaient pas accès à toutes les connaissances? La réponse qu’il a reçu ce jour-là a changé sa vie : « Un jour, on pourra. »[2] Ce fut le déclic de son parcours d’entrepreneur.

Caroline Arnouk, fondatrice de Technologie CPA, nous explique qu’il faut lâcher prise sur ses idées. La vision du produit ou de l’idée créée doit laisser place à l’évolution et aux demandes du marché. S’adapter et être flexible est primordial en affaires!

Ethan Song a créé Frank + Oak. Cet homme d’affaires reconnu et admiré par ses pairs a réalisé un jour que préserver ses valeurs et son authenticité voulait parfois dire laisser passer quelqu’un de talentueux pour choisir un employé qui partage vraiment la même vision que lui.

Geneviève Nadeau de Women In Mind, a fondé son entreprise dans le but au départ de combler un de ses propres besoins. Son application mobile stimule l’entraide et les échanges entre les femmes d’un même quartier. Son congé de maternité l’a amené à vouloir briser l’isolement que certaines femmes peuvent vivre.

Simon de Baene, de GSOFT se distingue par les conditions de travail hors du commun qu’il offre à ses employés; rampe de planches à roulettes dans les bureaux, vacances illimitées, retraites de deux semaines dans le but d’aller trouver des idées innovantes, voyages récompenses, barbier directement au bureau, etc. M. de Baene, se considère comme un entrepreneur atypique qui développe un milieu de travail où il aimerait lui-même y travailler. Toutes ces dépenses un peu folles selon certains leaders de compagnies, sont pour lui des investissements sur le rendement, le bonheur et la fidélité de ses employés.

Connect&GO a vu le jour grâce à Dominic Gagnon qui se positionne comme l’un des leaders mondiaux en solutions d’événements connectés. Le Superbowls, Jack Daniel’s, Budweiser, les festivals Juste pour rire et Osheaga, sont parmi ses clients qui ont profité de ses bracelets intelligents. Tous les passionnés de technologie intelligente auront du plaisir à lire son parcours!

Plusieurs d’entre nous ont eu la chance de connaître Amélie Morency lorsqu’elle a présenté son entreprise The FoodRoom à l’émission Dans l’œil du Dragon. Depuis l’automne 2016, elle opère une cuisine collaborative et malgré ses hauts et ses bas, sa ténacité et son audace ont été payantes pour elle. « Il faut cogner aux portes si on veut qu’elles s’ouvrent. »[3]

Stéphane Bédard de B-Temia, avec son entreprise, a rendu réel ce qui relève de la science-fiction! Son appareil d’assistance à la mobilité, le dermosquelette, a été créé par B-Temia pour permettre aux personnes en perte de mobilité de se déplacer plus facilement. Son entreprise de biorobotique doit son succès à son fondateur qui a su écouter les conseils et bien s’entourer. Sa définition d’un entrepreneur est intéressante : « En tant qu’entrepreneurs, je crois aussi que nous sommes tous un peu mésadaptés socialement. Si on entrait dans le moule de la société, on n’essaierait probablement pas de la modifier. Il faut donc que l’on trouve notre propre place, notre manière de cohabiter avec la société et de la compléter. »[4]

Mnubo est une entreprise qui concentre ses énergies sur la transformation de l’Internet des objets. Vous l’aurez deviné, Frédéric Bastien a visé juste pour avoir le vent dans les voiles! M. Bastien a appris au courant de ses années d’entrepreneur, que 2 choix s’offrent à tous les leaders d’entreprises : engager des gens moins intelligents que soi pour mieux les gérer, ou encore s’entourer de personnes plus compétentes que soi. Selon lui, en choisissant la deuxième option, nous repoussons chaque jour nos limites pour rester à la hauteur et garder notre motivation.

Le nom de Martin-Luc Archambault, est connu de plusieurs. Il s’est fait connaître du grand public en tant qu’investisseur de l’émission Dans l’œil du Dragon. Président et fondateur de AmpMe, il a collaboré au succès de plus d’une dizaine d’entreprises à seulement 35 ans. Selon lui, il n’y a pas de grands ou de petits entrepreneurs. « Il y a de très grands entrepreneurs à la tête de petites entreprises qui emploient trois ou quatre personnes. Bien qu’elles n’attirent pas les investisseurs, ce sont ces petites entreprises qui stimulent une grosse partie de l’économie et la font prospérer. »[5]

À travers ce livre on remarque qu’il y a un débat sur le fait qu’on nait entrepreneur ou qu’on le devient. Par contre, tous sont unanimes pour dire qu’il faut s’entourer de gens compétents pour réussir. Cet ouvrage porte bien son titre, le but d’inspirer est atteint. Je crois même que les adolescents et les jeunes adultes devraient le lire. Il est accessible et écrit pour tous.

En terminant, pourquoi pas une citation qui inspire? « L’entrepreneur n’est pas celui qui possède une entreprise. C’est quelqu’un qui prend action et génère le changement. »[6]

Bonne lecture!

Mylène Grégoire

Responsable communications et marketing web

Totem Performance organisationnelle

 

[1] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.142

[2] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.8

[3] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.92

[4] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.105

[5] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.129

[6] Inspiration inc. Philippe Richard Bertrand et collaboration de Kim Rusk, p.137 citation de Tim Ferriss, auteur de La semaine de 4 heures.

Qu’est-ce que notre conjoint(e) écoute patiemment à la fin de plusieurs de nos journées de travail? 20 % de nos réalisations professionnelles et 70 % d’histoires concernant nos collègues de travail (ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont dit, ce qu’ils n’ont pas fait ou ce qu’ils n’ont pas dit)! Il reste 10 % me direz-vous? Ce 10 %, je propose de le garder pour un temps de silence. Un 10 % où personne ne déblatère sur un voisin de bureau ou sur la nouvelle venue qui a un décolleté tellement inadéquat! Un 10 % essentiel, car toute l’énergie de la journée est passée sur les potins du bureau….

Ces pourcentages sont en fait tirés d’une étude maison réalisée à l’aide de mes expériences passées et d’échanges avec des pairs. Mais j’ai un côté optimiste et tout me porte à croire qu’en 2018, les relations de travail harmonieuses sont plus présentes et faciles. De plus en plus, les employés recherchent des milieux de travail agréables où les relations humaines sont basées sur le respect et l’entraide. Certains sont même prêts à diminuer leur salaire pour évoluer dans un contexte où il règne une atmosphère agréable….

Il était une fois un lieu de travail où tous les employés étaient des amis et entretenaient des relations saines et respectueuses. Tout le monde aimait mettre en lumière les qualités de tous et apprendre de chacun pour évoluer. Mais un jour, une nouvelle venue, trop belle pour le poste comblé (elle fait du service à la clientèle par téléphone!), s’est jointe à l’équipe et a tout chamboulé! Voilà que la machine à siphonner l’énergie de tout le monde démarre! Une personne passera un tout premier commentaire : « Elle doit être ici parce qu’elle fait partie de la famille du patron. Sinon pourquoi avoir embauché une employée qui met des robes si courtes que même le dessous de son bureau n’en revient pas! ».

Par expérience, le premier commentaire ne restera pas seul longtemps. Plusieurs autres viendront lui tenir compagnie et à une vitesse assez impressionnante! Il est très difficile pour l’humain de freiner des allusions gratuites et inutiles, dès le départ. Heureusement, les gens délaissent de plus en plus l’intimidation, habituellement au premier plan dès l’enfance. Toutefois, à côté de la belle pomme en santé, celle qui ouvre le chemin, il y en a d’autres qui pourrissent, encore de nos jours. Des hommes et des femmes qui se laissent influencer et qui entrent dans la danse…

Est-il possible de stopper tout cela avant qu’il ne soit trop tard? Bien sûr que oui! Je ne suis pas une scientifique, mais il est évident pour moi que le fait de contribuer à une atmosphère malsaine au bureau ― et même ailleurs dans notre vie ― démontre une très faible confiance en soi. En entendant une remarque gratuite, il suffit de se demander : est-ce qu’entretenir cela fera de moi une meilleure personne? Est-ce que je me sentirai plus heureux(se)? Pourquoi ne pas demander à la pomme en question quels sont ses motifs pour dire de telles choses? La question en soi brassera la commère qui elle, se nourrit de l’approbation des autres.

Jadis, je me suis moi-même retrouvée coincée dans ce nuisible mouvement. Est-ce que je me sentais comblée? Je vous laisse deviner! Aujourd’hui, si une nouvelle personne est mise sur mon chemin, je vais rapidement essayer de la connaître un peu plus. Il est certain à 90 % qu’avant longtemps, quelqu’un dira un commentaire sur la dernière venue. Mon truc : lui balancer par la tête une qualité que j’ai remarquée lorsque j’ai fait sa connaissance. Qu’est-ce que c’est déstabilisant! La personne en quête d’estime de soi parviendra peut-être même à changer sa perception. Tout le monde peut évoluer et se rendre compte que la vie est trop belle pour ne voir que le négatif!

Pour un gestionnaire de compagnie, une mauvaise ambiance ou des conflits entre employés ne sont pas désirables, c’est bien évident. C’est pourquoi, dès le départ, vous ne devez pas ignorer ces comportements et attitudes néfastes, même si vous en avez plein les bras avec vos tâches entrepreneuriales. Lorsque la situation est à son début, il est plus facile de faire comprendre à toute l’équipe que des comportements inadéquats ne seront pas tolérés ni endossés. Si vous perdez le contrôle, une aide extérieure est souvent utile et souhaitable.

Dernier point sorti tout droit de l’expérience Mylène inc. : en tant que gestionnaire, n’omettez jamais de présenter le nouveau venu à tout le monde en prenant soin de mentionner son expérience professionnelle, aptitudes et les raisons qui ont menées à son embauche. Ainsi, les qu’en-dira-t-on seront plus difficiles à inventer! Évident, vous me direz… Non, croyez-moi!

Et pourquoi ne pas intégrer les nouveaux employés à travers une activité sur l’heure du diner? Rien de compliqué, seulement un rassemblement qu’apprécieront certainement les nouveaux employés.  Ah oui! Un dernier conseil : dès l’embauche de ces derniers, remettez-leur la politique vestimentaire!

Et vous, de quel côté voulez-vous être?

Mylène Grégoire

La première partie de cet article nous a permis de mieux comprendre la complexité neurologique derrière chacune des milliers de décisions que nous prenons chaque jour. La prise de décision est une habileté complexe qui peut faire la différence entre un franchiseur au réseau performant ou non. Cette partie-ci a pour objectif de vous donner des trucs et astuces en lien avec les défis qui rendent nos décisions parfois plus difficiles :

 Truc 1 : Questionnez-vous. Et si je ne prends pas ma décision en urgence, est-ce que la situation empirera? 

Si la réponse est que la situation restera à peu près similaire, pourquoi ne pas vous accorder un peu plus de temps de réflexion et surtout de recueillir davantage d’informations utiles ? Sur le coup vous pourriez avoir le réflexe de vouloir tout régler rapidement vu l’urgence, mais souvent, se donner quelques heures de plus peut faire la différence. On dit souvent que la nuit porte conseil et c’est vrai! En plus de laisser du temps pour analyser la situation, durant notre sommeil, notre cerveau peut puiser dans nos micros connexions, dans les informations que l’on possède déjà et chercher inconsciemment à trouver des solutions. C’est ce qui fait qu’au réveil la solution émerge dans notre esprit comme par magie.

Truc 2 : Réduisez le risque de devoir prendre des décisions dans l’urgence 

Souvent, une prise de décision urgente à faire est due à une mauvaise planification ou un manque de processus. L’expression Éteindre des feux y fait clairement référence. Une personne qui occupe la majorité de son temps à éteindre des feux aurait avantage à prendre du recul et à mettre en place de nouvelles façons de faire et à se questionner sur les besoins en développement de compétences afin d’éviter de se retrouver de façon excessive en mode « pompier ».

Truc 3 : Clarifiez pour les employés de votre réseau et les franchisés la nature des décisions qu’ils ont le pouvoir de prendre et mettez des bases claires sur les paramètres qui devraient être pris en compte 

En effet, souvent c’est à force de petits pas prudents qu’on en vient à comprendre ce qu’on peut ou non décider. Pourquoi ne pas le dire clairement? De cette façon, chacun pourra se responsabiliser dans les limites du cadre imposé. Aussi, si vous souhaitez une cohérence au sein du réseau, il importe que chacun soit outillé pour prendre des décisions de façon similaire. À titre d’exemple, une « bonne » décision en serait une qui :

Truc 4 : Donnez le droit à l’erreur

Donner plus de latitude dans la prise de décision implique que des erreurs se produiront. Si vous voulez que les gens de votre réseau s’assument dans la prise de décision, il importe qu’ils sachent qu’ils seront supportés en cas d’erreurs de leur part et qu’ils le soient réellement. Autrement, ils continueront de se reposer sur vous dès qu’ils sentent qu’il y a un risque de se tromper.

Truc 5 : Gardez un registre des bons et des mauvais coups et partagez-les

De cette façon, vous éviterez que les mêmes erreurs se répètent au sein du réseau et vous vous assurerez que les bons coups seront quant à eux multipliés.

Truc 6 : Impliquez des personnes ayant des personnalités complémentaires et des contextes différents (incluant des franchisés)

Il vous sera ainsi plus facile de considérer tous les angles d’un même problème. Ce truc est aussi très bon pour identifier les risques et analyser l’ampleur des risques de même que pour solutionner un problème complexe. Vous pourriez aussi utiliser la tactique des Chapeaux de Bono pour analyser toutes les facettes d’un problème et de contrer notre propension naturelle à réfléchir selon l’un des aspects. En effet, vous adoptez tour à tour chacun des chapeaux pour explorer de nouvelles solutions.

Bref, être plus agile dans la prise de décision aidera les joueurs clés de votre réseau à se responsabiliser et à prendre de meilleures décisions.

Sylvie Grégoire, MBA, CRHA, Certifié en NeuroLeadership

Présidente de FlagFranchise et de Totem Performance organisationnelle

Source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer

 

On entend souvent parler que les Québécois sont les champions du recyclage, des 3 RV (Réduction, Réemploi, Recyclage, Valorisation), mais aujourd’hui j’aimerais souligner l’importance de la hiérarchie des 4RV (on ajoute un R pour Repenser le besoin!) et vous convaincre que les économies résident dans les trois premiers R avant le recyclage.  Donc, travailler en amont du recyclage, c’est transformer des coûts en économies!

Poser des questions

Un dirigeant d’une PME de services me dit que l’enjeu « Gestion des matières premières et résiduelles » n’est pas pertinent pour lui, car il a déjà des bacs de recyclage dans chaque bureau. Cependant, après quelques minutes de discussions, nous réalisons que tous les employés reçoivent un nouveau portable chaque 2 ans.

Moi : Pourquoi tous les employés doivent changer leur portable aux 2 ans?  Cela répond à un besoin?

Dirigeant : Silence… c’est une entente avec le fournisseur… mais nous les envoyons au recyclage.

Moi : Est-ce que vous croyez que nous pourrions à la fois économiser et réduire l’impact négatif sur l’environnement si les portables étaient changés selon les besoins de vos employés au lieu d’à temps fixe?

Je vous laisse imaginer la suite. Ce cheminement  peut être réalisé pour toute matière première. C’est bien de gérer de façon responsable les matières résiduelles, mais nous sommes en traitement. Ce qui est le plus payant, c’est de travailler en prévention donc sur les matières entrantes (premières).

Est-ce que des situations similaires arrivent dans votre entreprise? Quelles pourraient être les économies si vous remettiez en question ce qui entre dans l’entreprise en se basant sur VOS besoins?

La hiérarchie des 4RV

Mais que veut-on dire par la hiérarchie des 4RV?  C’est ce que le tableau ci-dessous illustre en présentant, dans l’ordre, les actions qui sont à la fois profitables pour l’entreprise et la planète.

Adaptation de : Principes et mesures d’approvisionnement responsable : contribuer au développement durable par ses décisions d’achat (STM) https://www.stm.info/sites/default/files/pdf/fr/appro_resp.pdf

Toutes ces options sont meilleures que l’enfouissement, mais elles sont placées en ordre d’importance et de rentabilité. En effet, le produit qui n’a pas été acheté, car nous avons repensé le besoin, réduit à la source ou réutilisé (économies), n’aura pas à être recyclé (évitement de coûts donc économies).

Je suis une entreprise responsable

Sur le site du ministère du Développement durable, l’Environnement et la lutte contre les Changements  climatiques (MDDELCC), on apprend que :

Les Québécoises et les Québécois produisent en moyenne 25 tonnes de matières résiduelles non dangereuses chaque minute. En dépit des efforts de sensibilisation et des moyens offerts à la population, aux municipalités, aux institutions, aux commerces et aux industries pour réduire leur production de biens et valoriser leurs résidus, une quantité encore trop importante de produits de consommation finissent leur vie dans les lieux d’élimination… En effet, les quelques 13 millions de tonnes de matières résiduelles produites chaque année au Québec recèlent un potentiel indéniable à exploiter tant pour la fabrication de biens que pour la production d’énergie.

Référence : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/matieres/inter.htm

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée d’éviter l’enfouissement, mais j’aimerais que l’accent soit mis davantage sur l’importance d’agir en amont.  Pourquoi ne pas rebaptiser Recyc-Québec pour 4RV-Québec afin d’être plus cohérent? Sérieusement, que vous soyez une entreprise de production ou de services, il est possible de se mettre en mode prévention en regardant tous les produits entrants pour pouvoir offrir nos produits/services, organiser des événements ou pour les employés: produits électroniques, fournitures de bureau, mobiliers, cafétéria, bouteilles eau, matières premières, etc.

Une façon simple d’intéresser vos collègues est de sortir pour un an les quantités et les coûts reliés à la gestion de matières résiduelles (habituellement nous sommes facturés pour les conteneurs de recyclage et de poubelle (quantité et prix)).  Comme dans bien des sphères de notre vie : la première étape pour changer est de prendre conscience de la situation.

Faire des choix éclairés sans se les faire imposer

Comme consommateur et comme entreprise, nous ne sommes pas obligés de nous laisser imposer notre rythme de consommation. C’est à nous d’identifier nos besoins et de faire nos choix en lien avec nos valeurs, nos ressources et nos contraintes. Quel est le lien avec les 4RV me direz-vous? Sortir de la culture du jetable et de l’obsolescence programmée. La définition du développement durable (répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs) met l’accent sur les « besoins ».  Mais qu’est-ce qu’un BESOIN? Est-ce qu’avoir la dernière version du Iphone est un besoin ou une envie?

Le problème c’est quand le « besoin » nous est imposé par l’obsolescence programmée. Des exemples? Selon l’article Obsolescence programmé publié par Gaia Presse :

Selon les mêmes sources :

Source : http://www.gaiapresse.ca/2018/01/obsolescence-programmee-grand-gachis/

Selon vous, combien pourriez-vous économiser dans votre entreprise en appliquant la hiérarchie des 4 RV?  Je vous mets au défi de faire l’exercice…

Marie-Josée Roy

Expert en développement durable et gestion stratégique

Totem Performance organisationnelle

 

Je suis une personne comme tout le monde! C’est ce qui me caractérise. J’ai des peurs, des envies, des besoins et des questions qui m’amènent à aller plus loin et des questions qui au contraire, me bloquent, gèlent mes envies d’aller de l’avant!

Suis-je la seule à me poser trop de questions? Mais peut-on se poser trop de questions? Quelles sont les questions normales? Quelles sont les bonnes questions? Vous voyez, ce que je veux dire…

En fait, tous les psychologues et les conférenciers le disent : les questionnements nous font avancer, évoluer et améliorent notre relation avec les autres et avec nous-mêmes. Il ne s’agit donc pas de remettre cela en question!

J’ai dû, il y a quelques mois prendre de grandes décisions concernant ma vie professionnelle. Des décisions qui empêchent de dormir, de vivre le moment présent, mais qui sont nécessaires… un passage obligé! Les détails de ce chemin de vie parcouru ne sont pas importants, mais il faut savoir que je suis une fille qui aime son confort et qui est fidèle à ses engagements. Lorsque j’ai finalement pris la décision de quitter l’emploi que j’avais depuis 11 ans, l’insomnie est devenue ma partenaire pour le meilleur et pour le pire! Mais vous savez, lorsqu’une nouvelle opportunité arrive comme ça, sans l’avoir cherchée (du moins consciemment), nous devons tout remettre en question, pas le choix!

Je travaille donc avec une toute nouvelle équipe depuis quelques mois. J’ai quitté un emploi stable et confortable, j’ai quitté de nombreux collègues, des amitiés, des heures de diner à échanger avec d’autres employés inspirants et drôles, des patrons qui me connaissaient assez bien, des tâches et responsabilités que je savais par cœur, un bureau avec fenêtre et des promesses futures !

 

J’ai donc accepté de travailler pour une jeune compagnie, dont les défis ne ressemblent pas une miette à ce que je suis habituée.  Mais c’est une entreprise qui fait vibrer en moi quelque chose de nouveau. Je travaille maintenant souvent seule avec mon ordinateur, les autres membres étant souvent sur la route. Quelques réunions mensuelles et échanges avec mes collègues, mais loin d’avoir sur l’heure du diner le choix des conversations auxquelles je désire participer! J’ai le bonheur d’avoir la possibilité de faire du télétravail lorsque bon me semble. Ce qui fait que ces jours-là, le reflet que me renvoie mon écran d’ordinateur est le seul contact que j’ai. Nous sommes loin des conversations devant la machine à café! Chaque semaine, de nouvelles tâches s’ajoutent, des responsabilités que je n’avais jamais côtoyées. Des nouveautés qui me trottent dans la tête à toute heure de la journée, principalement lorsque tout le monde dort… des heures supplémentaires non rémunérées quoi! Je cherche parfois mes pantoufles, mais elles ont disparu. C’était mon choix, elles étaient devenues ennuyantes et je ne me sentais plus sexy dedans!

Auriez-vous accepté ce nouveau tournant vous aussi ? Aujourd’hui, je peux le dire, cette décision était la bonne. Toutes mes journées sont concentrées sur les défis que me propose ma nouvelle équipe de travail. Je développe tous les jours un peu plus ma passion pour ces beaux projets auxquels je crois de tout mon cœur…. Mais, si je veux être franche; ce n’est pas sans doutes, craintes et angoisses!

Certains ont la fibre fonceuse très forte et ont de la facilité à se lancer dans l’inconnu et même à prendre des risques. Merci à vous d’exister ! Vous faites avancer notre belle société avec vos mille et un projets et surtout, vous inspirez les autres. Nous connaissons tous et toutes des personnes de cette catégorie ; ma patronne en est une! D’autres, comme moi, ont des défis plus… comment dirais-je… disons que les défis rêvés semblent être sur une planète moins accessible! Est-ce que je fonce et si oui, est-ce que je risque de me perdre en chemin? Est-ce que, financièrement, je pourrai conserver mon rythme de vie? Est-ce que mes reins seront assez solides?  Est-ce que je saurai prendre les bonnes décisions et faire les bonnes actions pour semer dans cette entreprise une parcelle de moi et ainsi y faire une différence? Est-ce que ma famille saura composer avec mon stress, mes joies, mes sacrifices reliés à mon nouveau travail? Est-ce que j’ai le potentiel pour remplir les attentes que ma nouvelle patronne a envers moi ? Je vous l’ai dit au départ, les questions peuvent être nombreuses.

Que vous soyez de la catégorie des gens audacieux ou de ceux qui se questionnent pendant leurs nuits d’insomnie, vous avez tous autant de chance de réussir et d’atteindre vos buts. Le chemin sera tout simplement différent, mais le succès des entreprises qui vous engagent vient du travail des gens de toutes les catégories humaines possibles. Sachez que si vous décidez de vous lancer en affaires ou de changer d’emploi, ces nombreuses questions n’auront pas toutes des réponses à court terme. C’est ça le bonheur finalement, c’est ça qui nous garde vivants et intéressants! L’inconnu n’est pas si pire finalement!

Vous, patrons, aurez à composer avec toutes ces personnalités et à trouver le potentiel de chacune d’elles. Si un de vos employés décide de quitter son emploi pour un nouveau défi, n’y a-t-il pas ici matière à amélioration pour vous? Tous les gestionnaires ne demanderont pas à l’employé les raisons profondes de ce départ. Je parle ici d’aller au fond des choses. Si votre employé est 100 % heureux, il n’envisagera jamais de quitter. C’est donc un excellent moment pour comprendre la dynamique émotionnelle et les véritables raisons de ce départ. Êtes-vous prêts à les entendre et à vous assurer que d’autres bons employés ne vivent pas eux aussi avec le désir de quitter pour un monde meilleur? En tant que leader, vous ne pouvez pas plaire à tous, c’est bien évident. Il y a des contraintes, des règlements, des conventions, etc. Mais comprendre les enjeux internes que vivent vos employés et avoir une écoute, c’est déjà un pas vers le bonheur de vos salariés. Un compromis est certainement une bonne solution lorsque c’est possible. Chaque départ devrait amener de profondes remises en question.

Si je reviens à moi, je dois dire que j’ai beaucoup appris depuis que j’exerce mon nouveau travail. Par-dessus tout, j’ai compris qu’il faut suivre son instinct et parfois, laisser le cœur parler à sa tête et la tête parler au cœur. Nous oublions souvent qu’il doit y avoir un dialogue entre les deux. Les peurs et les questionnements sont normaux et fondamentaux, vous ne devez pas les ignorer. Parfois, nous devons mettre de côté les vieilles pantoufles confortables et enfiler des souliers qui font mal… au début. Vous savez, les beaux souliers neufs qui nous font souffrir, mais qui nous font sentir bien dans notre peau et prêt à tout ? Ils finiront par devenir confortables, soyez sans crainte… Gardez-vous du budget pour les changer lorsque ce sera le moment! Lors des journées de doute, demandez-vous si vous avez la crainte de foncer ou plutôt celle de ne pas réussir? « Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des abandons » Albert Einstein.

En terminant, revenons sur mes motivations premières lorsque j’ai décidé de foncer et de changer de travail. Bien sûr, mon but personnel était de me prouver que je pouvais surmonter ce beau défi, d’apprendre de nouvelles choses, de brasser ma confiance en moi et de réaliser que les ampoules aux pieds, ce n’est pas la fin du monde si le chemin parcouru est rempli de bonheur et de nouveautés! Et que chaque nouvelle personne croisée sur cette route sera une source d’inspiration et de surpassement de soi.

Bonne continuité! Restez vivants et laissez venir à vous les belles surprises de la vie!

Mylène Grégoire, experte en questionnements !

Chaque jour, nous prenons des millions de décisions sans nous en rendre compte. Que ce soit de mettre un pied devant l’autre pour nous rendre à une destination, de tendre la main vers une tasse de café, de décider de saluer telle ou telle personne ou lors de décisions plus complexes, comme le fait de choisir la localisation de la franchise ou de choisir un nouveau franchisé.

Le niveau de complexité associé à certaines décisions est bien entendu plus élevé, tout comme l’est le niveau de conscience qui vient avec le fait de prendre une décision. Plus une décision est complexe et consciente et plus elle risque d’avoir un impact important pour notre réseau de franchises. Comment peut-on s’assurer de ne pas se tromper? Il n’y a pas de recette magique, mais heureusement, il existe des trucs pour optimiser notre façon de prendre des décisions.

 

De la lecture pour la rentrée de nos élus…Tellement d’actualité, ce livre se lit avec plaisir tout en remettant en question nos façons de faire.  Évidemment, deux thèmes qui me sont chers y sont combinés soit la qualité et la durabilité, mais l’humour et l’humanisme de l’auteur permettent aussi de prendre un temps de réflexion sans trop de lourdeur.  M. Chevalier a principalement écrit pour la France, mais ses exemples ressemblent énormément à la réalité québécoise.

Et si notre devoir était de rendre la fonction publique HUMAINEMENT performante…? La force du livre est de nous présenter l’avantage de voir une organisation comme un système avec des personnes, des interrelations, dans un environnement avec une mission à accomplir au lieu de travailler en silos.

Tout au long de l’ouvrage, l’auteur va nous démontrer qu’« Il n’y a pas de meilleure introduction aux démarches de « développement durable » que les démarches « qualité » »! Dans la première partie du livre, M. Chevalier remonte aux origines de la qualité.  À l’aide d’exemples, nous pouvons facilement comprendre la différence entre une approche systémique et l’utilisation d’outils isolés sans tenir compte des parties prenantes.  Extrait du livre :

Nos administrations publiques croulent littéralement sous les démarches de « modernisation » (…) Nous ne pouvons plus aujourd’hui les aborder avec notre seul esprit cartésien, mécaniste et simplificateur (…) L’approche systémique nous suggère de nous intéresser aux interactions entre les divers éléments du système.

Que ce soit en éducation, en santé ou au niveau municipal, les réformes, les centralisations, les restructurations sont nombreuses, mais étant donné que souvent l’outil est « imposé » aux parties prenantes sans tenir compte de l’ensemble, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Par contre, l’insatisfaction des principaux intéressés, elle l’est.  Parenthèse québécoise : le succès mitigé des projets Lean quand cet outil n’est pas intégré à la culture et à la réalité de l’organisation.

Selon l’auteur : « La vraisemblance la plus réaliste est que le souci du « travail bien fait » doit être aussi ancien que le travail lui-même ».  Cette hypothèse de départ selon laquelle chaque personne, peu importe son poste, veut offrir le meilleur, permet de se concentrer à leur donner les moyens de « bien faire les bonnes choses ».  Ce qui fait le lien avec la notion de valeur ajoutée.

Monsieur Chevalier présente dans son livre les huit piliers du management de la qualité :

  1. Orientation résultats
  2. Orientation client
  3. Leadership et constance de la vision
  4. Management par les processus et par les faits
  5. Développement et implication du personnel
  6. Processus continu d’apprentissage, d’innovation et d’amélioration
  7. Développement du partenariat
  8. Responsabilité à l’égard de la collectivité

En revenant à l’essentiel, le parallèle avec le développement durable ressort plus clairement. J’aurais aimé que l’auteur fasse le lien  directement entre les deux, mais il a choisi d’aborder les difficultés à définir le développement durable plutôt que de mettre l’accent sur l’importance de l’intégrer de façon harmonieuse : « Le développement durable entre ambiguïté et ardente obligation ».

Le livre remplit cependant bien son but de nous faire réfléchir et d’amener notre vision du développement durable à un autre niveau afin de s’améliorer.  Et si on appliquait cette réflexion aux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et aux centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) dont la mission est d’assurer l’accessibilité, la continuité et la qualité des services destinés à la population de leur territoire.  Quelles sont les principales parties prenantes ainsi que leurs préoccupations?  De quelle façon peut-on intégrer la qualité des services ainsi que le développement durable dans le fonctionnement du système ainsi que leurs interactions avec l’environnement?  Quels sont les points forts sur lesquels nous pouvons bâtir pour à la fois améliorer les services et le sentiment d’appartenance de nos employés?  À suivre dans un prochain article…

 

Auteur : Gilles Chevalier

Livre : La qualité publique durable : du « bien faire » au « mieux vivre »

 

Par Marie-Josée Roy, ing., M.Env.

Experte gestion stratégique, performance et durabilité

Totem Performance organisationnelle

Je me présente : employée matricule #04, et dans ma valise, plusieurs expériences de travail enrichissantes, inspirantes, frustrantes et même parfois ennuyantes! Mais toujours, des expériences mises sur mon chemin pour forger mon identité d’employée.

Totem Performance organisationnelle, à travers son blogue, vise principalement les leaders. J’ai donc envie de m’immiscer dans ce vaste monde au nom des employés : ceux qui sont heureux, ceux qui sont insatisfaits et même invisibles, dans une organisation où la place de chacun doit être mise de l’avant.

Tous les employés devraient me lire, car chacun s’y reconnaîtra parfois, mais aussi, et surtout, tous les Patrons, Présidents, Leaders, Propriétaires, ou autres titres ajoutés à vos signatures électroniques. Pour moi, il n’y a aucune différence entre tous les chefs d’entreprise : je suis celle qui veut être entendue! Dans ma peau de salariée, je suis passée à travers plusieurs émotions et j’en vivrai encore une panoplie (je ne suis pas encore à l’aube de ma retraite, REER et placements encore trop insuffisants!). Et c’est de ça dont j’aimerais m’entretenir avec vous…

Boss, est-ce que vous savez toujours quelles sont les émotions que peuvent vivre vos employés lorsque vos décisions d’affaires sont mises sur la table? Je ne doute pas de votre côté humain, la majorité de vous vivez également des sensations fortes positives ou négatives lors de décisions importantes nous concernant. Mais n’est-il pas intéressant pour un gestionnaire de comprendre ce que certains employés peuvent vivre au quotidien? Je parle ici de sentiments, parfois contradictoires, parfois heureux. Est-ce que vous pensez que tous vos employés sont honnêtes envers vous et vous disent réellement ce qu’ils vivent? Je vous confirme que non, cela augmenterait beaucoup trop le taux de chômage!

Alors, je partagerai ici mon expérience, l’expérience de gens que je connais et même d’employés que je ne connais pas qui voudront bien me parler de leur vécu professionnel et personnel. Car oui, les deux cohabitent, ce qui vous rend, patrons d’entreprises, la tâche plus complexe! Je voudrais me servir de témoignages et histoires diverses pour montrer le côté de la médaille moins souvent mis en avant. Celui de la relation employé-patron et même employé-employé. Vous serez surpris!

J’espère que cette série d’articles vous plaira et ouvrira la partie de vous peut- être mise dans un tiroir pour vous aider à être un leader qui ne se laisse pas guider par les émotions! Sachez que si c’est le cas, vos employés font comme vous et amènent leur tiroir plein à la maison au grand désespoir de leurs proches et au grand bonheur des avocats en droit de la famille!

Ah oui, en passant, depuis plusieurs années, j’ai fait un choix et je ne suis plus le matricule #04. Je suis Mylène Grégoire et j’ai le bonheur immense de vous inviter dans mon monde. Un monde que j’aime colorer d’humour, mais qui n’est jamais très loin de la vérité…

À bientôt!

Mylène Grégoire

Le temps de la rentrée, le retour des vacances… ce temps de l’année caractérisé par un regain d’activité où nous assistons aux balbutiements de nouveaux projets, et à la reprise de ce qui avait dernièrement été laissé latent.

Déjà, l’automne se rapproche; ses brises fraîches s’annoncent graduellement tels de prompts messagers. L’automne est défini comme l’âge qui précède la vieillesse. Dans l’alchimie, cette saison est associée au temps où l’opération de l’œuf philosophique est portée à la perfection.

Ses effets se font nécessairement sentir dans nos vies, au boulot. On profite de cette période pendant laquelle on regorge de vitalité, rempli d’énergie et de vitamine D, pour accomplir le plus possible, comme si nous faisions des provisions en préparation à l’hiver.

Mais à travers ce travail assidu, plongés dans les opérations, il devient facile de perdre de vue nos objectifs. C’est pourquoi les avoir chaque jour sous les yeux est extrêmement utile, comme avec un tableau visuel personnel. Vous savez, ce collage que nous suspendons sur le frigo question de le voir chaque fois que nous nous trouvons dans la cuisine, et dont les images représentent ce que nous visons…? Eh bien, le même principe s’applique avec les objectifs corporatifs.

La visualisation est un exercice mental très puissant. Bien que ses effets soient de plus en plus glorifiés, elle est encore peu utilisée en entreprise. Et pourtant… Les athlètes olympiques la pratiquent depuis la nuit des temps pour améliorer leur performance. Il est scientifiquement prouvé que les aires cérébrales activées pendant la visualisation sont les mêmes que lorsque l’activité est réellement effectuée. C’est une façon d’entraîner notre cerveau à créer un nouveau chemin neuronal. Et ces nouveaux chemins se créent grâce à la répétition.

S’arrêter quelques fois par jour et visualiser ses objectifs, sur un carton ou sur l’Intranet de l’entreprise par exemple, ne peut être que bénéfique à l’atteinte des buts fixés.

Mais pour être vraiment efficace, le visuel doit remplir une condition bien spéciale (comme c’est le cas pour les tableaux visuels personnels). Il doit comporter des images génératrices d’émotions. Les ouvrages comme Le secret nous l’ont mainte fois répété, n’est-ce pas?! C’est qu’il y a une raison ― rationnelle ― à cela. Nous sommes d’abord et avant tout des êtres émotionnels. Pour cause : le cerveau émotionnel est apparu bien avant le cerveau rationnel. Et s’il y a opposition entre les deux, c’est toujours l’émotionnel qui l’emporte.

Alors si l’objectif corporatif est d’atteindre un montant X de ventes dans l’année, il s’agit d’une visée purement rationnelle. En y ajoutant une dimension émotionnelle, laquelle pourra faire l’objet de séances de visualisation par vos employés (parce qu’elle leur bénéficiera au niveau individuel autant que collectif), vous pourriez assister à des résultats surprenants. Par exemple, si l’objectif lié aux ventes est atteint, les employés pourraient obtenir leur vendredi après-midi de congé pendant l’été (plus de temps pour eux ou avec leur famille), ou un accès au gym ou au spa (du temps précieux pour prendre soin d’eux), selon les intérêts.

Une plus grande satisfaction de votre personnel, un plus haut niveau de mobilisation et donc, une meilleure performance organisationnelle pourraient voir le jour en incluant l’aspect émotionnel dans vos objectifs.

Et selon l’alchimie, c’est la période parfaite pour transmuter la matière en un état supérieur! Alors pourquoi ne pas vous risquer à l’essayer…?

Bonne rentrée!

Isabelle Vincelette

Experte en amélioration organisationnelle