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Valorisons l’échec

20 novembre 2015

« L’erreur est humaine »… nous connaissons bien ce dicton, et plusieurs personnalités se sont trompées avant de réussir de façon fulgurante, dont les exemples les plus connus :

Cependant, il y a une telle pression sur la réussite, tant sur le plan personnel que professionnel que, par crainte de décevoir, tout le monde cherche finalement à éviter l’échec et donc à prendre moins de risques. Or, dans le cadre de l’entreprise, la plupart du temps, il faut prendre des risques pour réussir.

Analyser l’échec pour mieux rebondir

« J’ai manqué plus de 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu plus de 300 matchs. 26 fois on m’a fait confiance pour tirer le point crucial du match et je l’ai raté. J’ai échoué et connu des échecs bien des fois dans ma vie. Et c’est pour cette raison que je réussis. » – Michael Jordan

Le point de vue de Mickael Jordan est éloquent : regarder l’échec et l’analyser permet de s’améliorer. Alors, pourquoi est-ce si compliqué, dans nos entreprises québécoises, de voir d’un bon œil les erreurs, la non-atteinte de résultats pour mieux performer par la suite?

Précurseurs sur ce sujet, les États-Unis ont développé des événements (Fuck up night, Fail Camp) où des entrepreneurs se rencontrent pour partager leurs expériences négatives, les analysent et en retirent des leçons dans le but d’apprendre de leurs erreurs. Ces pratiques, qui commencent à se développer outre-Atlantique (Soirée Failcons, Conférence du rebond), permettent de déculpabiliser la personne qui porte l’échec et de lui redonner confiance, mais, surtout, de partager des trucs pour éviter de faire des erreurs dans le futur. Une bonne dose d’humilité est nécessaire pour les entrepreneurs de faire cela, mais ils ont compris à quel point ceci leur est utile.

Réussite et échec sont tous deux des résultats, un positif et l’autre négatif. Ils ne sont donc que les conséquences d’un processus, d’un mode opératoire. Rechercher le succès avec avidité ou craindre l’échec avec peur ne sert à rien. L’essentiel est d’accompagner les employés vers des conditions de réussite, en adoptant progressivement les façons de faire qui leur permet de donner le meilleur d’eux-mêmes et en assurant que le droit à l’erreur fasse partie de la culture de l’entreprise.

Optimiser le passage de l’échec à la réussite

Pourquoi ne pas mettre en place des mécanismes stratégiques ou opérationnels pour aider les membres de votre organisation à : 1) faire face efficacement aux difficultés que rencontrent les employés, 2) les encourager dans le but de surmonter la peur de l’échec, 3) s’assurer que les bons et les moins bons coups servent d’apprentissage aux autres, évitant ainsi de refaire les mêmes erreurs et multipliant surtout les bons coups au sein de l’entreprise.

En fonction de votre culture d’entreprise et de vos attentes, plusieurs solutions sont possibles, telles que :

Ces initiatives sont utiles si elles sont supportées par :

Les bénéfices d’une culture valorisant l’échec

De nos jours, avec notre mentalité, nous sommes prêts à accepter l’échec. Cependant, il est important pour l’entreprise de valoriser la volonté des employés à tenter de nouvelles initiatives.

L’entreprise peut :

Pour conclure, valoriser l’échec au sein de votre entreprise c’est comme jouer au jeu d’échecs. En effet, c’est : accepter de prendre des risques, de construire une stratégie, d’anticiper les coups de l’adversaire. Mais c’est également accepter l’éventualité d’une défaite. Avoir conscience que l’on peut échouer et tout faire pour éviter une telle déconvenue.

Donner les moyens de réussir à votre employé, c’est lui permettre d’expérimenter progressivement, de lui  démontrer qu’il est capable de réaliser correctement des tâches de plus en plus complexes. C’est aussi l’accompagner pour faire face efficacement aux difficultés qu’il rencontre. L’encourager et le féliciter. En terminant, si après avoir lu ceci, vous vous dites : « J’ai de la chance, mes employés ou moi-même faisons très peu d’erreurs », l’équipe de Totem recommande alors de se poser les questions suivantes :

Si vous avez répondu « oui » à l’une ou plusieurs de ces questions, l’équipe de Totem aura le plaisir de vous épauler dans la mise en place de bonnes pratiques stratégiques et opérationnelles afin de rendre votre entreprise plus performante.

 

Sylvie Grégoire, MBA, CRHA
Présidente, Totem Performance organisationnelle

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